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320 MILLIONS D’EUROS
C'EST LE CHIFFRE DES ANXIOLYTIQUES ET HYPNOTIQUES REMBOURSÉS
PAR L'ASSURANCE MALADIE EN 2004 (TOUS RÉGIMES).
 


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SOMMAIRE

Baisser la consommation d'anxiolytiques
et d'hypnotiques
Professeur Zarifian
Baisse des hypnotiques et des anxiolytiques :
le plan d’actions
Une consommation assez hétérogène
Anxiolytiques et hypnotiques : les génériques correspondants

La convention
est parue au JO

L'arrêté portant approbation
de la nouvelle convention médicale, conclue le 12 janvier entre la CSMF, le SML, Alliance et l'UNCAM, a été publié au Journal officiel du 11 février.


Le texte est consultable sur
le site internet Legifrance :
cliquez ici

Baisser la consommation
d'anxiolytiques et d'hypnotiques

Pour réussir la réforme votée par le Parlement en août dernier, nous sommes tous incités à faire évoluer nos comportements. L'Assurance Maladie s'engage à modifier progressivement ses méthodes de travail pour améliorer ses services envers les assurés et les professionnels de santé, et accroître la transparence de ses contrôles. Avec les représentants des médecins, nous avons construit ensemble le nouveau parcours de soins. La convention médicale établit des objectifs quantifiés des dépenses de santé. Certains d'entre eux visent à un meilleur respect de la réglementation, d'autres ont d'abord un objectif de santé publique pour améliorer des pratiques médicales.
La réduction de la consommation d'anxiolytiques et d'hypnotiques entre dans cette dernière catégorie. Leur consommation en France demeure exceptionnellement élevée, en comparaison de celle observée chez nos voisins européens.
Un objectif de - 10 % à fin 2005
Pour 2005, l'objectif poursuivi est d'obtenir une baisse significative de 10 % des prescriptions d'anxiolytiques et d'hypnotiques. Cet objectif fait l'objet d'une déclinaison régionale puis locale, afin de tenir compte des particularismes des territoires. Pour soutenir les médecins dans leur engagement, des actions spécifiques seront mises en place.
Le programme antibiotiques a montré combien pouvait être bénéfique la coopération entre les médecins, les institutions œuvrant dans le domaine de la santé publique et l'Assurance Maladie. Je suis convaincu qu'une collaboration similaire est possible sur le thème des anxiolytiques et des hypnotiques, pour orienter durablement les comportements vers un meilleur usage de ces médicaments..


Frédéric van Roekeghem,
Directeur général de la Caisse Nationale

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Campagne TV et presse d’incitation à la vaccination rougeole, oreillons, rubéole : démarrage à compter du 9 mars.
Les médecins reçoivent à cette occasion une affiche et des brochures destinées aux patients. Des actions spécifiques (chroniques radio, courriers aux médecins et aux parents) sont mises en place dans les départements ayant la couverture vaccinale la plus faible, soit inférieure à 82 %.

Professeur Zarifian
Edouard Zarifian est professeur émérite de psychiatrie et psychologie médicale à l’université de Caen.
Comment lever la pression des patients sur la demande d’hypnotiques ou d’anxiolytiques ?
Dès la première prescription, il est important d’expliquer précisément l’objectif du traitement ainsi que les risques et les effets indésirables potentiels. Le traitement doit être bref (5 à 7 jours pour un hypnotique, 2 à 3 semaines pour un anxiolytique) et réévalué après un délai de deux ou trois semaines. En l’absence d’amélioration notable, il peut s’agir d’une pathologie psychique qui requiert une aide plus diversifiée. Si après plusieurs mois ou années de traitement le patient souhaite un renouvellement, on est confronté à une éventuelle dépendance dont l’arrêt nécessite un sevrage progressif et un accompagnement psychologique.
Depuis le rapport commandé par le ministère de la Santé en 1996, y a-t-il eu une évolution des pratiques et des comportements concernant ces prescriptions ?
Pas à ma connaissance, si l’on en juge par les chiffres de prescriptions diffusés par la CNAM. L’évolution des pratiques de prescription repose sur une formation et une information continues, seules capables d’apporter des données indiscutables et directement applicables à la pratique quotidienne.

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les dernières mesures tarifaires liées à la convention médicale, ainsi que la correction d’une erreur figurent dans une nouvelle édition de la fiche Mémotarifs.

Retrouvez-la sur ameli.fr :
cliquez ici

 

Baisse des hypnotiques et des anxiolytiques : le plan d’actions
En 2004, le nombre de boîtes d'anxiolytiques remboursées par l'Assurance Maladie a encore progressé de 0,5 %, celui relatif aux hypnotiques a augmenté de 1,7 %. La consommation française est donc restée très élevée au regard de celle constatée chez nos voisins européens.
Une consommation exceptionnellement élevée
Une étude menée par l'Assurance Maladie et publiée en 2003 présente les caractéristiques des personnes concernées par ce type de prescription. Quantitativement, 24,5 % de la population a bénéficié au moins une fois d'un remboursement de médicaments psychotropes, prescrits par un médecin généraliste dans 96 % des cas. Cette proportion augmente avec l'âge : elle est beaucoup plus importante chez les femmes de plus de 70 ans (54,8 %) que chez les hommes du même âge (32,9 %). Par ailleurs, les taux les plus élevés de consommation d'anxiolytiques se retrouvent surtout sur un axe transversal situé au centre de la France. Tandis que pour les hypnotiques, les plus forts taux s'observent essentiellement au nord. Autre fait marquant : parmi les 11,2 % de la population régulièrement consommatrice de psychotropes (i.e. plus de quatre remboursements par an), plus de 40 % consomment régulièrement à la fois des anxiolytiques et des hypnotiques.Ce qui n'est pas en adéquation avec les recommandations médicales, selon lesquelles ces traitements doivent être occasionnels.
Une information personnalisée pour situer sa pratique
Mobilisés conjointement pour la première fois sur cet enjeu de santé publique, les représentants de médecins et l'UNCAM ont fixé conjointement un objectif annuel dans le cadre de la nouvelle convention médicale. Il correspond pour l'année 2005, à une baisse de 10 % du montant des prescriptions d'anxiolytiques et d'hypnotiques. Cet objectif est décliné régionalement afin de tenir compte des particularismes locaux.
Afin d'aider les médecins à suivre cet engagement, un dispositif d'accompagnement va être mis en place. À la fin du premier trimestre 2005, chaque médecin sera informé de son profil de prescription sur ces produits, afin de pouvoir situer sa pratique par rapport à celle de ses confrères. Cette information pourra être présentée lors de la visite de délégués de l'Assurance Maladie.

Pour en savoir plus :
• Consommation de pharmacie en Europe : Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni - CREDES - déc. 1994
Pour télécharger le fichier pdf, cliquez ici
• Médicaments psychotropes : consommation et pratiques de prescription en France métropolitaine - CNAM - nov. 2003
Pour télécharger le fichier pdf, cliquez ici

Une consommation assez hétérogène

La prescription d’anxiolytiques
par département

La consommation d’anxiolytiques par département varie du simple au double : entre une boîte toute les trois consultations dans les départements de l’Allier, Cantal, Cher, Côtes-d’Armor, Creuse, Finistère, Loire, Manche, Nièvre et Saône-et-Loire (bleu foncé) et une boîte toutes les six consultations dans le Bas-Rhin, en Haute-Garonne et Meurthe-et-Moselle (bleu clair).
Source : CNAM - août 2004
La prescription d'hypnotiques
par département

La disparité de la consommation d’hypnotiques est plus faible. Elle varie seulement de 1 à 1,5 : une boîte toutes les six consultations en Corse du sud, en Haute-Savoie et dans la Meuse (bleu clair), contre une boîte toutes les quatre consultations dans les départements suivants : Cantal, Côtes-d’Armor, Creuse, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan, Nord, Pas-de-Calais, Seine-Maritime, Somme, Haute-Vienne (bleu foncé).
Source : CNAM - août 2004

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Anxiolytiques et hypnotiques :
les génériques correspondants

Au cours de l’année 2004, l’Assurance Maladie
a remboursé 320 millions d’euros pour les médicaments anxiolytiques et hypnotiques. L’objectif inscrit dans la convention médicale est de parvenir, pour 2005, à une baisse significative de 10 % du montant de ces prescriptions. Pour ce faire, les médecins sont invités à prescrire un médicament générique chaque fois que possible.
Les anxiolytiques sont disponibles sous forme générique dans les cas suivants :
• Lexomil® => bromazepam, comprimé quadrisécable – 6 mg
• Xanax® => alprazolam, comprimé sécable 0,25 mg / 0,50 mg
• Temesta® => lorazepam, comprimé sécable 2,5 mg
• Valium® => diazepam, comprimé sécable 2 mg / 5 mg / 10 mg
• Buspar® => buspirone (chlorhydrate de), comprimé sécable – 10 mg
Les hypnotiques suivants existent sous forme générique :
• Imovane® => zopiclone, comprimé pelliculé 3,75 mg, ou comprimé sécable 7,5 mg
• Stilnox® => zolpidem (tartrate de), comprimé pelliculé sécable – 10 mg

Pour en savoir plus :
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